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Reconnaître ses déclencheurs :
deux exercices simples et profonds
Cet exercice ne cherche pas à “corriger” l’anxiété.
Il aide à mieux comprendre ce qui se passe en soi, avec douceur.
1 •
Repérer le moment où l’anxiété monte
Choisissez une situation récente où vous avez senti une tension, une inquiétude, une accélération intérieure.
Pas une crise. Juste un moment où “quelque chose s’est serré”.
2 • Identifier le premier signal
Demandez-vous : “Qu’est-ce qui a été le premier signe ?”
Une pensée, une sensation, un geste, un regard, un silence, une phrase.
Le premier signal est souvent discret.
3 •
Observer ce que vous avez ressenti
Pression dans la poitrine, nœud dans le ventre, chaleur, accélération, envie de fuir ou de contrôler.
4 • Chercher le déclencheur
Demandez-vous : “Qu’est-ce qui, dans cette situation, a touché quelque chose en moi ?”
Parfois : peur de mal faire, peur de décevoir, peur d’être jugé(e), peur de perdre le contrôle, peur de revivre une sensation ancienne.

5 • Ajouter une phrase de régulation
Des phrases qui parlent directement au système nerveux, sans chercher à convaincre, mais en offrant une information de sécurité :
- “Ce moment me bouscule. Puis-je m’offrir un peu de douceur."
- “Quelque chose tremble en moi. Je peux sentir le sol sous mes pieds.”
- “Tout va un peu trop vite. Puis-je m’offrir un geste lent.”
- “Je me sens touché(e). Puis-je accueillir ce mouvement sans me brusquer.”
- "Tout s’emballe. Je peux allonger un peu mes expirations."
- "C’est un moment difficile. Puis-je me parler avec bienveillance."
- "Mon corps se crispe. Puis-je relâcher un muscle, juste un."
- "Mon mental s’agite. Je peux revenir à la sensation de ma respiration."
- ...
Ces phrases ne cherchent pas à effacer l’inconfort.
Elles invitent simplement le système nerveux à se réorienter, à retrouver un appui, à sortir de la défense automatique.
Exercice corporel : revenir dans le corps quand l’anxiété s’active
1. Trouver un point d’appui dans le corps
Les pieds contre le sol, le dos contre le dossier, les mains posées sur les cuisses.
2. Laisser le souffle descendre un peu plus bas
Un souffle légèrement plus bas que d’habitude.
Le système nerveux lit ce mouvement comme un signal : “Il y a de la place.”
3. Orienter doucement l’attention autour de soi
Deux ou trois choses : une couleur, une forme, une lumière, un objet.
L’environnement devient lisible.
4. Ajouter un micro-mouvement
Rouler une épaule, étirer légèrement les doigts, tourner la tête de quelques degrés.
5. Revenir à ton point d’appui
Laisser ce contact rappeler que vous êtes
porté(e), soutenu(e), en lien avec votre environnement.
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