La réaction de stress est un ensemble de réponses d’adaptations
d’un organisme à différentes situations de performance ou de contraintes environnementales. Cette réaction se traduit sur notre organisme par divers effets sur le plan physiologique et psychosomatique. Il en va de même en matière de réaction au phénomène des acouphènes.
En tant que système d’alarme utile et efficace pour mobiliser nos défenses afin de nous adapter ou de réagir à des facteurs anxiogènes, le stress prolongé
dit chronique, conduit à une phase d’épuisement. Les capacités d’adaptation sont alors anéanties ce qui favorise l’apparition de diverses pathologies.
Dans le vécu douloureux de l’acouphène, l’incidence du stress est un facteur important. Il n’est évidemment pas établit que le niveau de stress puisse être responsable de l'apparition des acouphènes, cependant :
- Un niveau élevé de stress
est un élément favorisant sa perception.
- La perception de l’acouphène
est elle-même un facteur amplificateur
du niveau de stress.
- La présence d’un choc émotionnel
(évènement stressant) préalable à l’apparition du trouble est fréquente.
Le fait d’appréhender l’amplification ou l’apparition de complications liées aux acouphènes eux-mêmes ou à des symptômes associés participe à fixer un état de stress quasi continu
qui génère alors un niveau d’anxiété plus ou moins intense.
La quasi-totalité des personnes souffrant d’acouphènes déclare que ce phénomène augmente proportionnellement à leur niveau de stress. Elles décrivent des modifications sensibles en termes de localisation, de fréquence sonore, d’intervalles, de durée de leurs acouphènes en relation directe avec leur état émotionnel et leurs tensions mentales.
Face à une même situation, chacun d’entre nous a sa propre perception et façon de réagir pour s'y s’adapter. Dans le cas d’acouphènes comme dans d’autres situations, les fonctionnements humains sont complexes et subjectifs, nous le savons bien.
Les empreintes enracinées par notre histoire
(évènements, émotions, paroles, ...) influencent notre perception de la difficulté à travers nos pensées, préjugés, convictions, issus le plus souvent de nos conclusions conscientes et non conscientes sur des événements passés.
Les comportements qui en découlent sont par conséquent très différents d’une personne à une autre. C'est ainsi que certains parviennent à s'habituer sans difficulté à leurs acouphènes tandis que d'autres vivent un enfer au quotidien.
Le schéma ci-dessous illustre comment l'acouphène initialement généré au niveau de l'oreille est "enregistré" par le cortex. Ainsi l'acouphène est mémorisé et devient donc reproductible à l'infini par le cerveau.
C'est l'interaction entre le siège des émotions (système limbique) et le système nerveux autonome qui génère stress, anxiété et intolérance.